Ce ne sont pas les seuls indicateurs qui permettent de suivre vos coûts salariaux. Ils sont particulièrement utiles parce qu’ils sont directement liés à la planification du personnel, à l’enregistrement du temps et au suivi des projets.
Il est également important de comprendre que le coût salarial ne se limite pas au salaire brut. Les cotisations patronales, le pécule de vacances, la prime de fin d’année et d’autres coûts liés au personnel peuvent également entrer dans le coût salarial total.
Lorsque vous comparez les coûts prévus et réels, veillez à utiliser les mêmes éléments de coût dans les deux calculs.
1. Heures planifiées
Les heures planifiées sont toutes les heures pour lesquelles des collaborateurs sont prévus à l’avance dans le planning.
Elles constituent la base de votre planification du personnel et de l’estimation de vos coûts salariaux.
Exemple :
6 collaborateurs × 7 heures = 42 heures planifiées
Vous pouvez suivre les heures planifiées par shift, projet, lieu, fonction ou période.
Pris isolément, ce chiffre ne dit pas encore grand-chose. Il devient surtout intéressant lorsque vous le comparez aux heures qui ont réellement été prestées.
2. Heures prestées
Les heures prestées sont les heures que les collaborateurs ont réellement travaillées et enregistrées.
Elles peuvent différer du planning. Un collaborateur commence plus tôt, travaille plus longtemps, un shift est prolongé ou quelqu’un termine plus tôt que prévu.
Pour bien suivre vos coûts, vous avez donc besoin des deux :
- planning : qu’aviez-vous prévu ?
- enregistrement du temps : que s’est-il réellement passé ?
En comparant les heures planifiées et enregistrées, vous voyez plus rapidement où la réalité s’écarte du planning.
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3. Écart d’heures
L’écart d’heures montre combien d’heures ont été prestées en plus ou en moins par rapport au planning.
Le calcul est simple :
Écart d’heures = heures prestées − heures planifiées
Exemple :
- Heures planifiées : 120
- Heures prestées : 132
- Écart : +12 heures
Vous pouvez également exprimer cet écart en pourcentage :
Écart (%) = (heures prestées − heures planifiées) / heures planifiées × 100
Dans cet exemple :
12 / 120 × 100 = 10 %
L’équipe a donc presté 10 % d’heures en plus que prévu.
Un écart ne signifie pas automatiquement que votre planning était mauvais. Dans les secteurs où l’activité varie, les besoins en personnel peuvent évoluer au cours de la journée.
Ce qui est surtout intéressant, ce sont les écarts récurrents.
Les shifts de fermeture se prolongent-ils presque toujours ? Un lieu a-t-il systématiquement besoin de plus d’heures ? Ou planifiez-vous régulièrement plus d’heures que nécessaire ?
Ces informations vous permettent d’améliorer vos prochains plannings.
Mais l’écart d’heures ne montre pas encore l’impact financier. Pour cela, il faut regarder l’écart de coûts salariaux.
4. Écart de coûts salariaux
Les coûts salariaux prévus indiquent ce que votre planification devrait coûter. Les coûts salariaux réels montrent ce que les prestations ont finalement coûté. La différence entre les deux correspond à l’écart de coûts salariaux.
Écart de coûts salariaux = coûts réels − coûts prévus
Avec le même exemple fictif :
| | Prévu | Réel | Écart |
|---|
| Heures | 120 | 132 | +12 (+10 %) |
| Coûts salariaux | 3 000 € | 3 420 € | +420 € (+14 %) |